Hybrid-SACD - UDSACD 2325 Lire plus.
1. A Farewell To Kings
2. Xanadu
3. Closer To The Heart
4. Cinderella Man
5. Madrigal
6. Cygnus X-1
« A Farewell To Kings » est une épopée en plusieurs parties qui transporte l’auditeur dans l’espace, comporte une composition inspirée d’un poème de Samuel Taylor Coleridge et renferme un titre devenu un incontournable de la radio – le tout créé par un groupe entièrement voué à un art musical sans limites : Rush ! Le trio canadien exploite habilement les possibilités offertes par le studio afin d’explorer de nouvelles voies passionnantes, d’intégrer davantage les instruments électroniques à sa musique et d’élargir son vocabulaire musical. Cinquième album de Rush, « A Farewell To Kings »constitue un véritable jalon !
Fait incroyable, l’enregistrement de l’album ne dura que trois semaines. L’ingénieur du son Pat Moran comprit immédiatement qu’il assistait à quelque chose d’exceptionnel lorsqu’il vit Rush enregistrer « Xanadu » à la perfection en une seule prise dans les studios Rockfield. Librement inspirée du « Kubla Khan » de Coleridge ainsi que de « Citizen Kane », cette œuvre fantastique contient l’un des passages en dialogue musical les plus célèbres de toute la discographie de Rush. « Closer To The Heart », le seul morceau que Rush avait apporté à Rockfield sous une forme entièrement achevée, entra dans le Top 40 britannique et demeura pendant plusieurs décennies un incontournable de ses concerts.
D’un bout à l’autre, « A Farewell To Kings » regorge de nuances qui enrichissent l’atmosphère et les arrangements. Les expérimentations autour de signatures rythmiques inhabituelles et les passages d’une extrême complexité occupent une place centrale. On peut notamment citer les pédales de basse qui permirent à Alex Lifeson d’ajouter une seconde partie de guitare sur « Xanadu », ou encore les vastes espaces sonores qui invitèrent Geddy Lee à utiliser le Minimoog.
Les contributions du batteur Neil Peart sont elles aussi particulièrement impressionnantes. Sur « A Farewell To Kings », sa palette instrumentale s’enrichit de cloches d’orchestre, de cloches tubulaires, de temple blocks, de carillons éoliens, d’un glockenspiel et de nombreux autres instruments. Afin de ne pas être en reste en matière d’instrumentation, Lee compléta son équipement avec une guitare à douze cordes et les modèles à double manche qui allaient devenir caractéristiques de son style. Lifeson utilisa pour sa part des guitares à douze cordes acoustiques et électriques, ainsi qu’une guitare classique et son propre synthétiseur à pédalier de basse.
Après s’être accordé une pause dans le cycle incessant « album-tournée-album-tournée » grâce à la sortie de l’album live « All The World’s A Stage », Lee, Lifeson et Peart perfectionnèrent leurs compétences avec une intensité virtuose. Pour la première fois, ils se rendirent dans un studio situé en dehors de leur base habituelle de Toronto. Ils profitèrent de l’isolement idyllique de la campagne galloise, avant de mixer « A Farewell To Kings » en seulement deux semaines chez Advision, à Londres.
Soigneusement remastérisée dans le studio californien de MoFi, cette réédition de « A Farewell To Kings » – réalisée à partir de bandes conservées dans des boîtes dont les étiquettes portaient à la fois les mentions « Master » et « Safety Copy » – présente désormais ce classique sous la forme d’un SACD hybride numéroté en édition spéciale, accompagné de l’illustration de couverture emblématique de Hugh Syme.
La scène sonore d’une ampleur remarquable, la restitution extrêmement précise des détails, le silence de fond absolu et la dynamique complète sur l’ensemble du spectre fréquentiel font de ce chef-d’œuvre du rock progressif un véritable plaisir audiophile !
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