Hybrid-SACD - UDSACD 2305 Lire plus.
1. Down On The Street
2. Loose
3. T.V. Eye
4. Dirt
5. 1970
6. Fun House
7. L.A. Blues
« Le ressens-tu ? », demande Iggy Pop dans « Dirt ». La réponse est évidente pour quiconque entre en contact avec « Fun House » des Stooges – un album où les émotions débridées, l’exubérance sauvage et l’énergie brute occupent le premier plan. Le chaos électrique du deuxième album studio du groupe de Detroit, initialement publié en juillet 1970 chez Elektra Records, se laisse difficilement décrire avec des mots. Robert Christgau, le légendaire journaliste du Village Voice, a même admis que « le langage n’avait pas été conçu » pour transmettre ce que de nombreux critiques et artistes considèrent comme l’ultime déclaration rock ’n’ roll. Plus de 50 ans après qu’Iggy Pop et ses compagnons se sont déchaînés, « Fun House » continue d’émerveiller ses auditeurs. Classé par Rolling Stone à la 94e place des meilleurs albums de tous les temps, décrit par Jack White comme « le meilleur album de rock ’n’ roll jamais réalisé » et salué par des critiques renommés tels que Lester Bangs et Ben Edmonds, ainsi que par des musiciens comme Henry Rollins et Steve Albini, « Fun House » procure tout simplement une sensation extraordinaire.
Du début à la fin, les qualités live-in-the-room qui caractérisent si fortement « Fun House » et la production très admirée de Don Gallucci se font entendre : le groove implacable, la puissance brute des rythmes, le volume sans retenue, le chant incandescent de Pop, les basses grondantes et incisives… La rudesse et la saleté sonore fabriquées par les quatre musiciens et le saxophoniste Steven Mackay semblent vouloir pénétrer dans une autre dimension – avec une présence captivante, une physicalité intense et une puissance indéniable. Intense, compact et agressif, « Fun House » se distingue à plusieurs égards du premier album révolutionnaire des Stooges, allant même jusqu’à le surpasser. Tout d’abord, le quatuor a développé presque tous les morceaux sur plusieurs mois. Cette fois, il n’était donc pas sous pression pour devoir écrire du matériel supplémentaire. Leur rencontre avec Gallucci fut tout aussi importante. La confiance instinctive des Stooges envers Gallucci s’est révélée payante, car le producteur a immédiatement cherché à capturer leur atmosphère de concert unique. Il s’est opposé aux conventions et a retiré tous les rideaux, tapis et autres éléments absorbant le son des Elektra Sound Recorders – le studio situé à seulement quelques minutes à pied du logement temporaire du groupe au Tropicana Motel. Il a également laissé Pop chanter, grogner, hurler et aboyer en direct dans un micro à main relié à deux amplificateurs Marshall, qui servaient de système de sonorisation personnel. L’ingénieur du son Brian Ross-Myring fut la dernière pièce du puzzle pour un enregistrement destiné à entrer dans l’histoire. Gallucci et Ross-Myring eurent une autre idée brillante : faire enregistrer aux Stooges une chanson par jour en studio, dans l’ordre correspondant à celui de l’album. Ils invitèrent d’abord le groupe à jouer les morceaux – en réalité une journée de préparation consacrée au réglage des niveaux, des panneaux acoustiques et des positions. Puis ils se mirent au travail et atteignirent leur objectif : capturer une chanson par jour, en fournissant à Gallucci environ 15 à 25 prises parmi lesquelles choisir la version officielle. Selon les témoignages, à l’exception de deux overdubs de guitare, chaque note de « Fun House » a été créée telle qu’on l’entend aujourd’hui.
MFSL présente maintenant « Fun House » pour la première fois sous forme de Hybrid-SACD haut de gamme, avec la meilleure qualité sonore jamais offerte à cet album. Cette réédition de collection établit de nouvelles références en matière d’espace sonore, de transparence et de dynamique. Aucune version précédente ne déborde autant d’énergie, d’immédiateté et de puissance que cette Hybrid-SACD MoFi strictement limitée à 2 500 exemplaires.