Hybrid-SACD - UDSACD 2298 Lire plus.
1. Down
2. Heaven & Hot Rods
3. Pruno
4. Church On Tuesday
5. Sour Girl
6. No Way Out
7. Sex & Violence
8. Glide
9. I Got You
10. MC5
11. Atlanta
La vengeance est douce ! Rayés de la carte par de nombreux critiques, les Stone Temple Pilots ont tiré en 1999 un puissant coup de semonce avec « No. 4 ». Cet album plusieurs fois récompensé réunit les forces des trois disques précédents du quatuor de San Diego tout en marquant un retour aux racines hard rock du groupe. « No. 4 » est considéré comme l’album le plus dur et le plus anguleux de la carrière de la formation californienne. Malgré les tendances dominantes de l’époque et l’absence de promotion — due notamment à la peine d’un an de prison à laquelle le chanteur Scott Weiland avait été condamné peu avant la sortie de l’album — « No. 4 » a été certifié Platine par la RIAA le 7 août 2000, puis par la CRIA en août 2001. Le titre « Down » a été nommé aux Grammy Awards dans la catégorie Best Hard Rock Performance. L’album a également donné naissance à l’un des plus grands succès de STP : « Sour Girl », qui a atteint la 78e place du Billboard Hot 100 et reste le seul morceau du groupe à avoir jamais figuré dans ce classement.
Sous la direction de Brendan O’Brien, producteur attitré du groupe, « No. 4 » a fait grand bruit. Le son de guitare ample et percutant, les coups secs et explosifs de la batterie, les textures fluides de la basse et l’écho réverbéré du studio renforcent la puissance de la musique avec une intensité presque physique. Malgré son caractère « retour aux sources », « No. 4 » se révèle incroyablement varié : des riffs massifs propulsent des titres martelés comme le rugueux « Down », le fougueux « Heaven & Hot Rods », le lourd « No Way Out » et le mordant « Sex & Violence ». Ce dernier s’approche dangereusement du territoire garage rock, tandis que Stone Temple Pilots traverse l’album avec des arrangements puissants, un son dense et des atmosphères sombres noyées dans la distorsion.
Même lorsqu’ils embrassent l’agressivité et la lourdeur, les Stone Temple Pilots n’oublient jamais l’importance des refrains accrocheurs et des mélodies accessibles. Le bondissant et pop « Church On Sunday » ainsi que le rythme rêveur de « Sour Girl » soulignent l’excellente alchimie d’écriture entre Weiland et le guitariste Robert DeLeo. Il en va de même pour « Glide », hommage spatial au mouvement glam des années 70. Weiland y chante dans les registres les plus élevés et, en guise de bonus, le morceau se conclut par un outro aux accents folk, porté par une cithare presque venue d’un autre monde. Et n’oublions pas le titre final « Atlanta », une petite épopée avec une section de cordes classique et une mélodie enlevée rappelant le classique de Rodgers et Hammerstein « My Favorite Things ».
Stone Temple Pilots ralentit ensuite volontairement le tempo et laisse transparaître une touche d’optimisme dans « I Got You », un titre aux accents country soutenu par une guitare pedal steel, une basse six cordes et un piano. La plupart des chansons se lisent comme des confessions et des supplications. Elles parlent de perte personnelle, d’abus de drogues, d’impulsions destructrices et de luttes désespérées. « No. 4 » n’est peut-être pas l’œuvre la plus commerciale des Stone Temple Pilots, mais elle reste leur plus intransigeante. Et ce statut pèse sans doute plus lourd que tout autre.
MFSL présente aujourd’hui « No. 4 » pour la première fois dans une qualité de référence destinée aux auditeurs exigeants ! Ce Hybrid-SACD numéroté, soigneusement masterisé à partir des bandes originales dans le studio californien de MoFi et présenté dans un emballage gatefold au format mini-LP, offre pour la première fois ce classique dans une qualité de référence exceptionnelle. Cette réédition de collection établit de nouveaux standards en matière d’espace sonore, de transparence et de dynamique. La vitalité et la crédibilité de l’album, conçu à une époque où de nombreux représentants du rock se tournaient de plus en plus vers les éléments électroniques ou quittaient définitivement la scène, sont portées par la brillante production de Brendan O’Brien — comme le prouve avec force le Hybrid-SACD de MFSL !